
L’écrivain algérien Salim Bachi, né en 1971, revient sur le personnage du jeune
délinquant devenu terroriste et abattu par les forces de l’ordre en 1995.
Moi, Khaled Kelkal,de Salim Bachi. Grasset, 136 pages, 15 euros.
L’écrivain algérien Salim Bachi se met dans la peau de celui qui fut désigné comme l’ennemi public numéro un à 24 ans, après l’attentat qui fit huit morts et une centaine de blessés, le 25 juillet 1995, à la station Saint-Michel. Interpellé deux mois plus tard, il est abattu de onze balles par les parachutistes de l’Epign. Le projet de Salim Bachi semble à première vue rejoindre l’engouement d’un nombre croissant d’auteurs délaissant peu ou prou l’autofiction pour la vie de personnages qui furent un temps sous les feux de l’actualité. Le romancier, en la matière, n’en est pas à son coup d’essai. Dans Tuez-les tous (2006), il mettait ses pas dans ceux de l’un des terroristes des Twin Towers. Dans Amours et aventures de Sindbad le Marin (2010), il devenait Sindbad, un héros postmoderne dans un monde globalisé. Auparavant, avec le Silence de Mahomet (2008), le prophète en personne disait « je » dans le texte. En 2003, le narrateur de la Kahéna n’était autre qu’un colon revenu en Algérie en 1990, tandis que le Chien d’Ulysse (2001, prix Goncourt du premier roman) mettait en scène un Ulysse algérien. Lire la suite »
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Salim Bachi, l’auteur de «Tuez-les tous» et du «Silence de Mahomet», s’est glissé dans la cervelle détraquée du terroriste dont le nom claque encore comme celui d’un des pires cauchemars de la France des années 1990.
Vous verrez qu’il se trouvera un jour un romancier assez gonflé pour écrire l’autobiographie fictive de Ben Laden. Salim Bachi, peut-être? L’auteur de «Tuez-les tous» et du «Silence de Mahomet» s’était risqué, en 2006, à raconter les dernières heures d’un kamikaze du 11-Septembre. Le voici qui récidive en se glissant dans la cervelle détraquée de Khaled Kelkal, dont le nom claque encore comme celui d’un des pires cauchemars de la France des années 1990.
Comment un petit voyou de Vaulx-en-Velin devient-il ennemi public n°1? Comment se laisse-t-on convaincre de semer des bonbonnes de gaz pleines de clous avec la régularité d’un distributeur de tracts contre la réforme des retraites? Comment peut-on crever, à 24 ans, troué par onze balles sous le regard obscène du JT et les cris tendus d’un gendarme («Finis-le! Finis-le!»)? Lire la suite »
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“A l’intérieur, les lumières s’étaient toutes éteintes. Seules quelques réverbérations permettaient d’apercevoir les marches qui descendaient dans le gouffre infernal. Ils allumaient des briquets pour attendre le fin fond de la station, à l’endroit exact où s’était arrêtée la rame.”
1995. Une bombe explose à Saint-Michel. Bilan : huit morts et plus d’une centaines de blessés. A la Une de tous les journaux, un visage apparaît : celui de Khaled Kelkal, 24 ans, terroriste. Le jeune homme est désigné ennemi public numéro 1. Comment ce bon élève souriant et discret est-il devenu un assassin? Rvenu d’entre les morts, Khaled Kelkal prend la parole et accuse la société, la banlieue qui l’a vu grandir, la France et l’Algérie. Il s’accuse aussi de ce destin tragique et de la fatalité qui l’a conduit à commettre l’irréparable.
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S’il m’arrive, le matin, en émergeant d’un sommeil lourd et peu reposant, de me demander qui est l’homme qui avec peine et lenteur déploie ses membres endoloris – je dors mal – je n’ai encore jamais cherché à savoir d’où je venais ni comment j’étais parvenu jusqu’à ce lit, dans cette chambre encore sombre, soudain anxieux comme si j’avais été un avatar de Gregor Samsa. Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas se poser avant de prendre son café sous peine de gâcher une journée qui commence mal. C’est le signe et la condition d’une bonne santé, mentale et physique. L’exercice ici pourtant veut que j’apporte ma définition, mon sentiment, mon opinion peut-être, sur un sujet aussi délicat que celui de l’identité, résumé sous l’habile :” Le lieu, l’appartenance et le moi.” Lire la suite »
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Publié en 2007, Le manifeste pour une littérature-monde se voulait une redéfinition aussi bien du champ littéraire francophone que du champ littéraire français. À l’origine, des écrivains de tous horizons, mais majoritairement « francophones », entendaient échapper à la fois au carcan littéraire français et parisien, ressenti comme exclusif et dominant, et à la sphère littéraire francophone qui semblait datée, marginale et entachée de présupposés liés à la décolonisation. Ils cherchaient à se défaire de ces deux aliénations et renverser les valeurs qui octroyaient, pensaient-ils, une prééminence à la « littérature française » aux dépends de la littérature dite francophone, pourtant plus vivace et plus riche selon eux, mais marginalisée par des institutions littéraires parisiennes en raison d’une mauvaise formulation, sorte de faute originelle et qu’il fallait donc expier en la rebaptisant. Pour se démarquer d’une quelconque origine géographique ou nationale, le manifeste a regroupé aussi bien des écrivains nés à l’étranger qu’en France dont la particularité était de dire ou de décrire le monde au travers de la langue française. Lire la suite »
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Salim Bachi is
Pour ne pas déroger à la règle, Amours et aventures de Sindbad le Marin, roman publié chez Gallimard en septembre 2010, a été un interdit à la vente en Algérie, censure qui ne dit pas son nom, mais qui a le mérite, elle, d’être particulièrement efficace puisqu’elle prive les lecteurs algériens de tout accès à mes romans. Depuis Le Chien d’Ulysse, publié en janvier 2001, toujours chez Gallimard, mes livres ont systématiquement été interdits à l’importation en Algérie. Officiellement, il n’y a aucune censure exercée à mon endroit. J’ai d’ailleurs été, officieusement cette fois, invité à participer à la dernière édition du SILA (Salon International du Livre d’Alger), en l’absence de mes oeuvres… Invitation que j’ai déclinée, bien entendu. Comme je trouve particulièrement injuste de priver les lecteurs algériens de ce qui dérange l’ Etat algérien dans mes romans, j’ai décidé, sur ce blog, de publier les extraits de mes livres qui froissent mes chers censeurs qui se cachent derrière un voile de “pudeur” commercial. Lire la suite »
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Nous marchons dans le vieux Tripoli sous le soleil. Il paraît que le pays s’entrouvre. Sur le mur de la citadelle, un panneau annonce en arabe : « nous sommes heureux de vivre à l’ère du guide suprême ». Le Cyclope a encore de beaux jours devant lui. Robinson me quitte. Il s’en va entre les ruelles de Tripoli. Je le perds de vue près d’une échoppe où travaille un dinandier. Charme certain de la ville, un peu comme dans une bande dessinée de Corto Maltese. La lumière est douce, comme une vieille connaissance, et bleue, comme une orange. Je m’arrête près d’un minaret ancien, du dixième siècle. On dirait un phare. Il est percé de meurtrières où s’écoule le chant du Muezzin. C’est l’heure de la prière, je crois. J’entre dans la mosquée, m’agenouille sur la tapis. Mon âme est vide et mes mots sont insensés. Ils s’écument dans le clair-obscur en chant sauvage. Je dévore ma douleur et mes larmes. Je les bois. Elles sont amères, je les vomis, là, sur le tapis, dans le nocturne de l’âme. Je vomis ce monde comme un marin après une mauvaise cuite.
Amours et Aventures de Sindbad le Marin, Salim Bachi, éditions Gallimard, septembre 2010.
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Chers amis, voici la couverture du Folio du Silence de Mahomet qui paraîtra le 14 janvier 2010.
Qu’en pensez-vous? Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir. Vos commentaires sont les bienvenus.
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Ce soir
Nous crucifierons l’insincère
Ombre sur Ombre
Écartelée Lire la suite »
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Entends-tu ce cœur qui bat
Entre tes doigts
Il brûle dans la nuit
Entre deux quais Lire la suite »
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(d.r. salim bachi)
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Entre deux villes
Balancent
Nos songes inavoués
Comme deux corps exposés
Aux regards vagabonds Lire la suite »
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The Silence Of Mohammad, By Salim Bachi, trans. Sue Rose
Reviewed by Sholto Byrnes
Friday, 6 August 2010
It is not two years since the offices of Martin Rynja were firebombed by fanatics who objected to his firm, Gibson Square, publishing Sherry Jones’s The Jewel of Medina. Although three men were convicted of the attack, the novel, about the Prophet Muhammad’s wife Aisha, has still not troubled the presses of this country. Lire la suite »
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Et si l’on s’offrait un dernier voyage avant de plonger dans la folie de la rentrée ? C’est ce que nous propose l’écrivain Salim Bachi avec « Amours et aventures de Sindbad le Marin ». Une épopée jubilatoire dans le temps et l’espace, où l’on croise les plus grandes figures artistiques ou littéraires, tels Ingres ou Ulysse. Parti de l’Algérie d’aujourd’hui, pays natal de l’auteur, le héros de Bachi trouve refuge en Calabre, tombe éperdument amoureux de Vitalia, se retrouve ensuite en Libye, à Paris ou à Alep. Il émane de cette fable des temps modernes une voix à nulle autre pareille, riche, sensuelle, ludique, souvent drôle, à la fois profonde et si légère. Embarquement immédiat. Lire la suite »
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19 septembre 2010 par Le Blog de Salim Bachi

Sindbad, marin postmoderne dans un monde globalisé
Salim Bachi plonge le héros
des Mille et Une Nuits dans le monde d’aujourd’hui qui n’est pas ragoûtant mais le récit, lui, est constamment savoureux. Amours et aventures
de Sindbad le marin, de Salim Bachi. NRF/Gallimard, 270 pages, 17,90 euros.
Avec ce cinquième roman, Salim Bachi (né en 1971 dans l’Est algérien) met ses pas dans ceux de Sindbad le marin, figure mythique d’une fable d’origine perse où l’on voit un jeune homme, marin par force, errer sous la dynastie des Abbassides et vivre toutes sortes d’aventures fantastiques. Dans son précédent ouvrage, Bachi s’était mis dans les pas du Prophète, sous la forme d’une évocation familière d’une indéniable liberté de ton. Auparavant, dans la Kahena (2003), le narrateur n’était autre qu’un colon débarqué en Algérie en 1990. Dans Tuez-les tous (2006), le romancier se mettait dans la peau d’un des terroristes des Twin Towers. Cette fois donc, Bachi décide de s’abriter derrière la fable. Lire la suite »
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26 septembre 2010 par Le Blog de Salim Bachi
Les mille et un mythes de Salim Bachi
Par Olivia Marsaud
Après celui d’Ulysse, l’écrivain algérien Salim Bachi réinterprète le mythe de Sindbad le Marin. Dans une écriture poétique et incandescente qui tient en haleine jusqu’à la dernière ligne.
« Sindbad était immortel : il renaissait à chaque génération et il s’incarnait dans un jeune homme à l’âme voyageuse, à la besace vide, aux yeux remplis de merveilles qui échouait toujours dans une ville étrangère aux mœurs incompréhensibles comme il avait échoué lui-même sur une plage où l’avait recueilli une jeune femme à la peau brûlante et salée. » Ce passage pourrait presque résumer le dernier livre de Salim Bachi. Il nous présente son personnage principal : un Sindbad des temps modernes qui, depuis Alger (appelée ici Carthago), voyage jusqu’en Irak, transitant par l’Italie et la Libye, Paris et Damas. Lire la suite »
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Est-ce un excès de révérence à l’égard de leurs aînés ou un manque d’audace ? Toujours est-il que, contrairement à leurs homologues anglo-saxons, rares sont les jeunes romanciers français qui s’aventurent à revisiter les oeuvres du patrimoine littéraire. Salim Bachi fait exception. Fin lecteur tout autant que styliste, il semble même se délecter de ce retour aux textes fondateurs. Après Le Chien d’Ulysse (Gallimard, 2001, Goncourt du premier roman), sombre odyssée dans l’Algérie contemporaine, puis Le Silence de Mahomet (Gallimard, 2008), roman polyphonique librement inspiré de la vie du Prophète, le romancier s’empare avec une érudition joyeuse des Mille et une nuits et, plus particulièrement, de la figure de Sindbad le Marin – transformé pour la circonstance en Shéhérazade. Lire la suite »
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Dans son sixième roman, l’écrivain algérien Salim Bachi fait de Sindbad la figure de l’exilé contemporain. Une fable ironique sur l’errance méditerranéenne d’un homme en quête d’amour et de vérité.

Le clandestin est-il le héros de notre temps ? Ces hommes, ces femmes, ces enfants perdus dans la Méditerranée, jetés sur une barque au péril de leur vie, mus par l’espoir d’une existence décente sur les rives d’une Europe fantasmée se révéleraient-ils nos derniers aventuriers ? Comme l’explorateur fut le géant de la Renaissance, l’ouvrier l’emblème du XIXème siècle, le clandestin serait le protagoniste du XXIème siècle. Parmi ceux dont on contemple les visages apeurés à travers les grillages de camps dressés pour les accueillir sur les plages italiennes ou maltaises, se pourrait-il que se cache l’archétype de l’homme moderne ? Les écrivains recherchent souvent celui qui, par sa seule existence, résumerait l’aboutissement de notre civilisation. Salim Bachi semble l’avoir trouvé dans son roman, intitulé non sans ironie, Amours et aventures de Sindbad le Marin. Lire la suite »
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Les voyages et la littérature sont placés sous le signe d’Ulysse. On n’y échappe jamais. Sindbad lui-même est un rejeton littéraire du marin grec ou phénicien. Je vous avouerai que je suis tombé dans la marmite d’Homère alors que j’étais encore un enfant et j’ai, depuis, accompagné Sindbad jusqu’aux îles de la lune. J’ai lu chaque livre comme on prend le bateau. J’ai écrit mes romans sans destination, sans idée du retour, à l’aventure. Lire la suite »
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A ceux qui vivent
Comme les poètes et les saints
Le monde se délivre en harmonies lyriques
Lumière et repos leur sont promis comme aux temps Lire la suite »
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Il y a quelque chose de rageant à s’apercevoir que les hommes ne parviennent pas à se libérer de leurs propres malheurs. On peut penser ce que l’on veut de la férocité avérée des uns et des autres, du tyran ou du bourreau, mais un fait demeure : l’immense masse vit dans la crainte de ce que lui apporterait sa propre liberté. Elle est là, à portée de main, et personne ne semble vouloir la saisir. Que certains s’en approchent, et la majorité crie au loup. On s’imagine entourés d’ennemis, qui vous empêchent de continuer à vivre en paix, en vérité, on cherche surtout à survivre. On en fait même une mystique. Lire la suite »
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A Nichapour, naquit un homme dont la profession fut de capturer les essences des fleurs pour en délivrer l’âme. Cet homme, raconte-t-on, se trouva un jour en présence d’un mendiant qu’il ignora. Ce dernier lui lança alors : « Tu mourras comme nous tous. Mais sais-tu quand ? » Le parfumeur aurait répondu : « Pas plus que toi ! » Le mendiant ajouta qu’il connaissait, lui, son heure. Sur ces mots, il se coucha devant l’échoppe du parfumeur et rendit son dernier soupir. L’homme en fut si douloureusement affecté qu’il se lança dans une quête qui ne s’acheva que sous le sabre d’un soldat mongole, à l’âge vénérable de quatre-vingt-dix-ans… Farid Udin Attar fut cet être qui partit à la conquête de sa propre vie. Qu’un parfumeur – Attar en arabe – se soit jeté dans une telle quête, il faut y voir une prédestination. « J’ai aimé trois choses en ce monde : la prière, les parfums et les femmes », disait Mahomet à la fin de sa vie. Ce sont bien les trois voies d’accès à la sagesse et à l’amour de Dieu. Lire la suite »
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Point de vue de Lamine Ammar-Khodja, jeune cinéaste d’Alger et d’ailleurs
À vingt huit ans, je peux dire avec lucidité que je ne suis ni plus intelligent ni plus con qu’un autre, voilà pourquoi je vais dire des choses que les gens intelligents savent déjà et que les imbéciles ne sauront jamais.
J’HABITE CE BEAU TERRITOIRE Lire la suite »
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I
La géographie parisienne est intime. Et si le cœur d’une ville change plus vite que l’âme d’un homme alors la mienne, inchangée, épouse celle de Paris. Je ne suis pourtant pas né à Paris. Je me sens comme l’homme adopté, en lisière de la cité, et qui se complaît dans cette marginalité. On ne peut pas être familier d’une ville comme on l’est d’une personne ; et je voyage pour me garder d’une telle tentation. Lire la suite »
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Acropolis
Descendent de tes flancs
Les ailes blanches
De la nostalgie
Combien de pas se perdent
Dans les brumes enflammées
De la nuit aux lucioles Lire la suite »
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